Là-bas ...
Là-bas, il y a une terre,
Là-bas, il y a de la magie
Dans mes rêves, je m'envole vers ce pays,
Je me promène sur cette plage en regardant cette nature indomptable,
Comme si Goliath avait voulu, par un seul combat,
Maitriser les éléments.
Comme s'il avait voulu dompter les vagues,
Celles-ci rugissent tel le cri de Poséidon lui même envouté par Marie Morgane...
Dans mes rêves,
Je regarde l'océan.
Quelques fois je crois entendre le chant d'une sirène,
Mais ce n'est que le bruit du vent dans les criques isolées.
Je me retourne alors vers les landes...
Une brise légère vient de donner du mouvement,
Un dégradé de couleurs donnant vie à cette étendue de verdure,
Telle une chevelure face au vent...
Quelques fois, j'aperçois un petit point de lumière sortir rapidement des herbes folles.
Ne serait-ce pas un esprit de la forêt venu espionner ses amis Leprechauns?
Oui c'est bien cela puisqu'à présent je vois un tout petit être
Se précipiter vers la lisière de la forêt .
Il a les cheveux roux et l'habit traditionnel de ce pays.
Je me met à le suivre,
Je traverse la lande,
Je cours ,je traverse à toute vitesse cette vaste étendue,
Je ne veux pas le perdre...
C'est alors que j'arrive dans la forêt...
Il y règne une telle atmosphère...
Légère, reposante...
Des bruissements d'ailes me font remarquer que je ne suis pas seule ici!
J'ai perdu le petit elfe,
Et là je regarde autour de moi et je vois...
Je vois une rivière au milieu d'un champ de fleurs,
Il y a des arbres, une cascade,
L'eau y est claire et fraiche.
C'est tellement beau et envoutant,
Je me penche pour y boire une gorgée,
Et en me relevant, une petite fée se pose sur ma main,
Elle entame une magnifique danse sur un air celtique.
Une autre fée vient l'accompagner,
Puis une autre et encore une.
Ma vision est occulté par un ballet magistral,
Un ballet comme personne n'a jamais vu...
Un ballet féerique...
Mes yeux brillent, pétillent.
Dans la pénombre de la forêt se diffuse petit à petit des centaines de petites lumières,
Ce sont toutes des fées, plus belles les unes des autres,
Mais il n'y a pas qu'elles qui m'entrainent dans leur danse,
Il y a aussi les Leprechauns,
Avec leurs tweeds vert à carreaux et une chopine de bière à la main
Qui battent frénétiquement des pieds sur le rythme des cornemuses.
A terre, il enchainent les danses,
Ils se passent les femmes de façon sure et énergétique avec une gaité sans égard.
Cette musique...
Je ne peux résister, je les accompagne dans leur ronde,
Dans leur danse celtique, rythmique.
Je frappe des mains, tape des pieds, je marque le tempo,
Tantôt bras dessus,
Tantôt bras dessous,
Les fées continuent de tourner, de voler, de sauter,
Sur ce rythme endiablé!
Ce que je vois m'émerveille,
Je ne peux fermer les yeux, je ne peux les détourner
De ce spectacle merveilleux,
Il est trop précieux...
J'entre dans les légendes de ce pays,
Je fais parti de ses landes, de ses rivages, de ses paysages.
Comme si ce pays était ma Terre Natale,
Comme si cette musique coulait dans mes veines, m'appartenait...
Mais j'entends un bruit,
Un bruit étranger aux cuivres et cornemuses,
Un bruit oppressant, angoissant.
On dirait un réveil...
Oui c'est bien cela...
Non, non, je ne veux pas ouvrir les yeux,
Non je ne veux pas partir,
Je ne veux pas sortir de ce si beau rêve.
De ce rêve ou j'avais trouvé ma place,
Je veux continuer d'être dans ce pays,
Ce pays aux légendes féériques,
Ce pays ou j'aimerais vivre,
Ce pays ou la gaité est reine,
Ou Dame Nature est souveraine...
Laissez moi rester dans le pays de mes rêves,
Dans cet endroit si magique, si mystique,
Ce pays que j'ai nommé ... IRLANDE...
AC